Author Archives: Vanessa Quiring

Un autre Congrès prend fin

Une journée plus tard et de retour chez moi, voici ma dernière contribution à ce blog concernant le Congrès et SHC.  L’aventure a certes été au rendez-vous.

Ma dernière journée au Congrès et à la réunion du SHC a été plus courte que les autres journées.  J’ai dû prendre l’avion tôt dans l’après-midi afin de pouvoir prendre le transit de l’aéroport jusque chez moi.  Cela dit, j’ai manqué la première session à 8h30 car mon alarme n’a pas sonné (à moins que je ne l’ai pas entendue).  J’ai donc seulement réussi à me rendre à un panel qui me semblait très intéressant.  Le panel «La narration du passé visuel » ne toucha pas nécessairement à mon projet de recherche mais présentait un concept et des idées concernant la façon dont les historiens et les historiens d’art utilise leurs sources comme évidence.  Erin Morton nous a présenter le cas d’un artiste dit folk et de l’utilisation, et la façon dont les pièces de cet artiste ont été placé dans un musée afin de créer une sorte d’histoire du Canada et un récit qui raconte l’histoire des pionniers au Canada.  Susan Cahill présenta son projet d’art visuel en ligne ou elle espère pouvoir obtenir, éventuellement, la participation du public qui créerait des récits et la narration de ces pièces d’arts visuels après les évènements du 11 Septembre 2001.  La surveillance, dans ce contexte, est un modèle heuristique qui peut être utilisé pour encadrer le projet.  Continuant dans le monde virtuel, John Bonnett présenta les applications possibles du monde des jeux vidéos et de la cartographie GIS afin de créer un récit plus complexe avec une narration alternative.  La convergence de plusieurs catégories analytiques peut être utilisé pour présenter la narration de façon cohésive tout en maintenant l’hétérogénéité de la population en question.  Par exemple, Bonnett démontre que nous pouvons inscrire à chaque édifice sur une carte en trois dimension, l’ethnicité de tous les résidents et ensuite, nous pouvons y inscrire, par une autre couleur, la class socio-économique des résidents.  Ce processus pourrait continuer avec plusieurs autres catégories.  L’ajout de chaque catégorie change et présente la variabilité dans le récit.  Le panel termina avec une longue période de questions ouvertes, ce qui m’a permis de voir et d’écouter les questions de l’audience surtout en ce qui concerne la façon dont nous utilisons les textes comme source primordial d’évidence en histoire et qu’en histoire de l’art, le visuel est présenté comme source d’évidence plus légitime que le texte.  La discussion passa donc plusieurs minutes sur le sujet afin de conclure que les deux sont utiles et doivent être utilisés en conjonction l’un avec l’autre.

Après la session, ce fût un trajet rapide à l’aéroport pour mon retour à Waterloo.  Heureusement, j’ai pu suivre les présentations suivantes, surtout celles concernant l’enseignement de l’histoire après le rapport du CVR, sur Twitter #CHASHC2016.  Une réflexion sur mon temps au Congrès et au SHC en particulier m’a aidé à voir que ce que je pensais ressortir le plus du Congrès, soit les présentations, n’était qu’une petite partie de mon aventure.  Les discussions après les présentations, des fois au restaurant ou au pub, et les rencontres que j’ai pu faire avec d’autres personnes qui sont sincèrement merveilleux et intéressés dans les mêmes projets que moi m’ont donné plus que des connections, mais des amis.  J’ai fait le parcours du Congrès et j’ai eu des moments que je n’oublierai jamais.  Une amie et moi sommes partis à la recherche de la statue d’Hippocrate dans la faculté de médecine afin d’y prendre une photo pour une amie et nous avions eu toute une aventure qui inclus une course frénétique dans la pluie que je dirais presque torrentielle et une série de photos à un village historique.

Tout considéré, malgré le fait que certains panels ont été réorganisés, la réunion de la SHC et de la SCHM furent décidemment de grands succès et j’ai hâte à l’année prochaine lorsque le Congrès sera à Toronto à Ryerson.

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2e journée: la nostalgie au rendez-vous

Ma deuxième journée au SHC a été très intéressante.  Par chance, j’ai rencontré plusieurs de mes collègues et professeurs.  J’ai rencontré ma superviseure et des collègues de Winnipeg que je n’avais pas vu depuis le mois d’août et même des collègues datant de mes années à UNB.  Après une réunion assez rapide, je suis allée à ma première session du matin.  Je vais vous fournir un petit indice concernant le sujet de la session.  J’espère bien que la nostalgie était au rendez-vous pour vous autant que pour moi en écoutant le petit clip.

Le panel («L’histoire des émissions de télévision canadiennes pour enfants : le nationalisme, la réglementation et la formation des identités canadiennes ») présenta, en examinant des sources peu utilisées, des questions concernant l’éducation des enfants, la télévision et des questions de nationalisme à travers l’histoire de programmation télévisés pour enfants.  Malheureusement, Daniel Macfarlane, qui allait présenter sa recherche concernant l’émission de télévision, The Raccoons, n’a pu être présent.  Par contre, la chanson thème de l’émission fut joué en début de session.  La session consista donc de deux merveilleuses présentations.  En première place, Katharine Rollwagen présenta l’histoire des émissions pour enfants et surtout des débats concernant la qualité du contenu.  En 1961, d’après le recensement canadien, il y avait plus de maisons avec des télévisions qu’avec des toilettes ! Selon sa recherche, la télévision et la programmation pour enfants était en fait encouragé par les parents.

Matthew Hayday, nous présenta un regard à la programmation pour enfants à travers l’évolution et la « Canadianisation » d’une émission spécifique, Sesame Street.  Les parents Canadiens insistèrent pour la continuation du programme, malgré un contenu majoritairement américain.  Certaines des meilleures anecdotes de la présentation inclurent un petit vidéoclip du contenu canadien inclus dans la programmation américaine, une promotion par la Compagnie de la Baie d’Hudson qui encourageait les clients de donner leur opinion concernant Sesame Street et une lettre adressée au premier ministre Pierre Trudeau. Heureusement, pour la francophone en moi, il y a eu une petite discussion de cette merveille de ma jeunesse.

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Parents et enfants qui protestent l’annulation de Sesame Street. Le lendemain, le programme a fait son retour à la television à Kingston.

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Lettre d’un parent concernant l’importance de Sesame Street comme programme éducatif.

Après la session, je suis allée écouter plusieurs historiennes renommées – Sarah Carter, Lara Campbell, Tarah Brookfield, Heidi MacDonald, Denyse Baillargeon, Lianne Leddy, Joan Sangster et Darcy Cullen – présenter leur recherche concernant une collaboration pour une série de livres qui réexaminent le suffrage des femmes au Canada dans un contexte impérial, colonial, Britannique, et régional.  La session (« Les femmes canadiennes, le suffrage et les droits de la personne ») a certainement piqué mon intérêt et j’attends avec impatience la publication de la série.  Heidi MacDonald, qui étudie la question du suffrage dans les provinces de l’Atlantique oppose l’historiographie passé et propose que le suffrage des femmes a été un processus, long, ardu, et difficile.

Après cette session, durant l’heure du midi, j’ai eu la chance de rencontré Tarah Brookfield, qui avait présenté son projet dans la session précédente.  Tarah avait enseigné un de mes cours d’histoire de l’enfance cette année.  Elle m’a indiqué qu’il y avait une réunion pour le groupe d’histoire de l’enfance et de la jeunesse.  Étant donné mes intérêts, j’ai décidé d’y participer et eu le plaisir de rencontrer plusieurs autres académiques étudiant la jeunesse.

L’après-midi m’a vu considérer la place du corps et des politiques du corps dans l’histoire à la session «Nationalités incarnées : la race, le genre et l’appartenance dans une perspective historique.»  Pour Donica Belisle et Amy Shaw, les politiques du corps, que ce soit à travers la mode (Belisle) ou la description de l’armée Canadienne lors de la guerre Boer (Shaw), sont liés à la représentation du Canada idéal.  Dans le contexte Américain, Sharon Romeo, présenta un cas intéressant pour les femmes esclaves Africaines américaines recherchant asile à St. Louis, Missouri lors de la guerre civile aux Etats-Unis.

Terminant une longue journée, j’ai décidé d’assister à la réunion annuelle des membres de la société.  La rencontre fût un peu longue, naturellement, mais m’a certainement donné une bonne idée du travail que la société fait pour encourager la recherche dans le domaine des humanités.

La fin de la réunion, pour moi, marqua la fin de ma journée.  Je suis retourné à l’hôtel afin de me reposer un peu, donc j’ai manqué Cliopalooza.  En tout, ce fût une journée remplie d’aventures, de nostalgie et belles rencontres.

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Première journée – SHC à Calgary

Bonjour à tous !  Je suis Vanessa Quiring et pendant les prochains jours, je vais vous présenter mon expérience au Congrès et surtout en ce qui concerne la conférence annuelle du SHC !

Laissez-moi vous dire quelques mots à propos de moi et de mes intérêts, ce qui vous aideras certainement à comprendre les choix de sessions auxquels je vais assister. Je viens tout juste de terminer ma première année en tant qu’étudiante au doctorat en histoire à l’Université de Waterloo intéresser par l’histoire de la médecine et de la jeunesse au Canada.  Le programme de cette année est plein de sessions concernant la santé et la jeunesse, qui fera de moi une étudiante bien contentée !

C’est la première fois que je participe au Congrès en tant qu’étudiante.  Il y a quelques années, je travaillais à la bibliothèque de l’université du Nouveau-Brunswick lorsque le Congrès était tenu à l’université.  Disons que j’ai certainement eu de l’expérience du côté de l’organisation et de la préparation pour un événement de cette taille et que l’organisation par le SHC et le Congrès jusqu’à date est à point jusqu’à date.

Cela fait déjà deux jours que je suis à Calgary car j’ai participé aux sessions de la Société Canadienne pour l’histoire de la médecine.  C’est donc avec plaisir que j’ai pu lire sur le programme que la SCHM et la SHC ont collaborés pour nous apporter deux sessions sur la médecine !  Cela ne fut pas trop compliqué à choisir les sessions auxquelles j’allais participer.

J’ai donc passé la première partie de mon avant-midi dans une session – Histoires personnelles et récits institutionnels racontés par des médecins, des scientifiques et des universitaires germanophones éxilés 1930 – 1960 –  avec un thème qui abordait la question de psychiatres et autres pratiqueurs de médecine dites, psychologique ou neurologique, qui furent obligés ou décidèrent de quitter le pays et leurs emplois pour travailler ailleurs essayer de reconstituer leurs vies.  Les présentateurs – Aleksandra Loewenau (Université de Calgary), Paul Stortz (Université de Calgary) et Guell Russell – ont réussi à mettre en contexte l’expérience de neuroscientifiques quittant l’Allemagne pour d’autres pays, souvent sous une initiative afin d’éviter d’être obligé de travailler avec le régime Nazi pendant les années 1930 et 1940.  Une deuxième présentation observa la position de réfugiés juifs pendant et après la deuxième guerre mondiale à l’université de Toronto tandis que la troisième présenta le parcours d’un médecin dans trois pays.

Étant donné que la SCHM était encore en cours, j’ai participé à une autre session le matin qui discutait et analysait l’histoire de l’hémophilie et des traitements pour l’hémophilie avec l’histoire du VIH/SIDA intitulé Reflection.  Le panel fût principalement organisé par des médecins – Robert Card, Man-Chiu Poon, et Nicole Shedden – ce qui nous rappelle l’importance d’étudier l’histoire de la médecine non seulement afin d’étudier l’histoire mais afin de comprendre le contexte qui encadre les discussions des méthodes utilisés pour traiter l’hémophilie.  Carol Nash à même offert une idée de l’importance de participé à un projet de réflexion de soi en tant qu’historiens.

Nous avons pris une pause pendant l’après-midi.  J’ai fait mon chemin à l’expo de livres et pris le temps de parcourir tous les rayons pour observer les livres en histoire et santé publiés récemment.  Un retour à l’hôtel après une longue journée et fin de semaine m’a permis de me reposer et on recommence le trajet aujourd’hui.  Jusqu’à date, j’ai rencontré ce que je qualifierais de mes héros en histoire, ceux qui m’ont influencé à poursuivre mes études.

Je vous laisse avec ça pour l’instant car je vais être en retard pour une autre session ce matin si je continue.

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