2e journée: la nostalgie au rendez-vous

Ma deuxième journée au SHC a été très intéressante.  Par chance, j’ai rencontré plusieurs de mes collègues et professeurs.  J’ai rencontré ma superviseure et des collègues de Winnipeg que je n’avais pas vu depuis le mois d’août et même des collègues datant de mes années à UNB.  Après une réunion assez rapide, je suis allée à ma première session du matin.  Je vais vous fournir un petit indice concernant le sujet de la session.  J’espère bien que la nostalgie était au rendez-vous pour vous autant que pour moi en écoutant le petit clip.

Le panel («L’histoire des émissions de télévision canadiennes pour enfants : le nationalisme, la réglementation et la formation des identités canadiennes ») présenta, en examinant des sources peu utilisées, des questions concernant l’éducation des enfants, la télévision et des questions de nationalisme à travers l’histoire de programmation télévisés pour enfants.  Malheureusement, Daniel Macfarlane, qui allait présenter sa recherche concernant l’émission de télévision, The Raccoons, n’a pu être présent.  Par contre, la chanson thème de l’émission fut joué en début de session.  La session consista donc de deux merveilleuses présentations.  En première place, Katharine Rollwagen présenta l’histoire des émissions pour enfants et surtout des débats concernant la qualité du contenu.  En 1961, d’après le recensement canadien, il y avait plus de maisons avec des télévisions qu’avec des toilettes ! Selon sa recherche, la télévision et la programmation pour enfants était en fait encouragé par les parents.

Matthew Hayday, nous présenta un regard à la programmation pour enfants à travers l’évolution et la « Canadianisation » d’une émission spécifique, Sesame Street.  Les parents Canadiens insistèrent pour la continuation du programme, malgré un contenu majoritairement américain.  Certaines des meilleures anecdotes de la présentation inclurent un petit vidéoclip du contenu canadien inclus dans la programmation américaine, une promotion par la Compagnie de la Baie d’Hudson qui encourageait les clients de donner leur opinion concernant Sesame Street et une lettre adressée au premier ministre Pierre Trudeau. Heureusement, pour la francophone en moi, il y a eu une petite discussion de cette merveille de ma jeunesse.

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Parents et enfants qui protestent l’annulation de Sesame Street. Le lendemain, le programme a fait son retour à la television à Kingston.

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Lettre d’un parent concernant l’importance de Sesame Street comme programme éducatif.

Après la session, je suis allée écouter plusieurs historiennes renommées – Sarah Carter, Lara Campbell, Tarah Brookfield, Heidi MacDonald, Denyse Baillargeon, Lianne Leddy, Joan Sangster et Darcy Cullen – présenter leur recherche concernant une collaboration pour une série de livres qui réexaminent le suffrage des femmes au Canada dans un contexte impérial, colonial, Britannique, et régional.  La session (« Les femmes canadiennes, le suffrage et les droits de la personne ») a certainement piqué mon intérêt et j’attends avec impatience la publication de la série.  Heidi MacDonald, qui étudie la question du suffrage dans les provinces de l’Atlantique oppose l’historiographie passé et propose que le suffrage des femmes a été un processus, long, ardu, et difficile.

Après cette session, durant l’heure du midi, j’ai eu la chance de rencontré Tarah Brookfield, qui avait présenté son projet dans la session précédente.  Tarah avait enseigné un de mes cours d’histoire de l’enfance cette année.  Elle m’a indiqué qu’il y avait une réunion pour le groupe d’histoire de l’enfance et de la jeunesse.  Étant donné mes intérêts, j’ai décidé d’y participer et eu le plaisir de rencontrer plusieurs autres académiques étudiant la jeunesse.

L’après-midi m’a vu considérer la place du corps et des politiques du corps dans l’histoire à la session «Nationalités incarnées : la race, le genre et l’appartenance dans une perspective historique.»  Pour Donica Belisle et Amy Shaw, les politiques du corps, que ce soit à travers la mode (Belisle) ou la description de l’armée Canadienne lors de la guerre Boer (Shaw), sont liés à la représentation du Canada idéal.  Dans le contexte Américain, Sharon Romeo, présenta un cas intéressant pour les femmes esclaves Africaines américaines recherchant asile à St. Louis, Missouri lors de la guerre civile aux Etats-Unis.

Terminant une longue journée, j’ai décidé d’assister à la réunion annuelle des membres de la société.  La rencontre fût un peu longue, naturellement, mais m’a certainement donné une bonne idée du travail que la société fait pour encourager la recherche dans le domaine des humanités.

La fin de la réunion, pour moi, marqua la fin de ma journée.  Je suis retourné à l’hôtel afin de me reposer un peu, donc j’ai manqué Cliopalooza.  En tout, ce fût une journée remplie d’aventures, de nostalgie et belles rencontres.

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